Capital Naturel : rapport d'impact 2024
Découvrez le rapport d'impact 2024 de la plateforme Capital Naturel de Mirova
De pionniers à bâtisseurs : bientôt dix ans d’action au service du capital naturel
Lors de la création de la plateforme dédiée initiée à l’été 2015, parler d’investissement dans le capital naturel suscitait peu d’écho : la protection de la nature n’était pas considérée comme un vecteur légitime de performance économique, et encore moins comme une classe d’actifs. Depuis lors, nous avons assisté à une nouvelle dynamique d’adhésion. Le cap du milliard de dollars levés1 par la plateforme Mirova témoigne à la fois de l’évolution des mentalités, de la maturité croissante du secteur, et de la constance de notre engagement. Merci à tous ceux qui accompagnent cette transformation.
Ce track-record d’expérimentation, de conviction et d’alliances nous a permis de poser les fondations d’une finance réellement tournée vers la résilience des écosystèmes. Deux piliers structurent aujourd’hui notre action : l’investissement dans des chaînes de valeur durables – agricoles et forestières par exemple –, et la valorisation d’actifs environnementaux via des crédits carbone de haute qualité. Grâce à ces leviers, la restauration des mangroves, la préservation des tourbières, l’agriculture régénératrice ou encore la reforestation à grande échelle sont devenues des réalités économiques viables. Ces résultats sont portés par des équipes engagées, une expertise construite patiemment, projet après projet, et des synergies avec les autres plateformes d’investissement à impact de Mirova.
Mais notre rôle dépasse l’action de terrain ! Nous avons choisi d’être force de proposition, de contribuer à l’émergence d’un secteur encore en gestation, de structurer un langage commun. Institutions publiques, grandes entreprises, ONG, coalitions internationales… c’est ensemble que nous avons déplacé les lignes et ancré le capital naturel comme thème d’investissement légitime.
2025 s’ouvre dans un monde où les risques physiques liés au dérèglement climatique sont tangibles, quotidiens, universels. Dans ce contexte, préserver la nature n’est plus seulement un impératif moral, mais un enjeu économique fondamental bien compris. Les chaînes de valeur, les modèles d’affaires, les équilibres sociétaux dépendent de la résilience des écosystèmes. C’est cette prise de conscience qui amène aujourd’hui de nouveaux acteurs à rejoindre le mouvement : fonds souverains, groupes agroalimentaires, géants de la tech... Tous comprennent que leur prospérité future passe aussi par des investissements concrets dans le vivant.
À l’instar de ce que fut l’essor des énergies renouvelables, nous sommes aujourd’hui à un point d’inflexion : les conditions sont réunies pour que le capital naturel devienne une classe d’actifs mature, capable de canaliser des flux massifs de capitaux au service de solutions fondées sur la nature. Il est temps de bâtir, ensemble, une économie qui s’élève avec la nature, et non contre elle...
1- Ce chiffre inclut les fonds levés pour la stratégie Économie Bleue de Mirova, qui faisait partie du domaine d’expertise Capital Naturel jusqu’à fin 2024, et qui a été reclassée dans le domaine d’expertise Capital Investissement à Impact en 2025.
Dix ans après l’Accord de Paris, la COP30[1] à Belém s’est tenue dans un contexte international en recomposition, où les enjeux climatiques s’articulent de plus en plus étroitement avec des considérations stratégiques, industrielles et de souveraineté. Si le texte final ne lève pas toutes les incertitudes, il confirme une trajectoire : la finance climatique entre dans une phase de maturité, qui appelle davantage de crédibilité, de transparence et de résultats mesurables. Pour Mirova, cette édition a mis en lumière à la fois l’affirmation d’acteurs du Sud global et l’émergence d’outillages financiers plus robustes, capables de mobiliser le capital privé à l’échelle nécessaire.
Position Paper