États-Unis et Europe : paver la route de la transition énergétique
La course contre le réchauffement climatique : des opportunités de part et d’autre de l’Atlantique
L’Union Européenne et les États-Unis sont engagés dans des politiques climatiques ambitieuses, visant à atteindre la neutralité carbone de leurs territoires respectifs d’ici 2050. À cette fin, chaque bloc a défini ses propres réglementations assorties de jalons intermédiaires sur leur trajectoire de décarbonation.
Si les géants chinois et indien jouent indéniablement un rôle clé dans la lutte globale contre le changement climatique, c’est en Occident que les législations en la matière sont aujourd’hui les plus abouties. Adopté à l’été 2022, l’Inflation Reduction Act (IRA)1 est le plus ambitieux programme de soutien des énergies propres jamais lancé aux États Unis. En réponse, l’Union Européenne (UE) propose une législation complémentaire aux plans « Fit for 55 »2 et au « Pacte vert européen3 ».
Ces réglementations suffiront-elles pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 ? Dans quelle mesure jouent-elles le rôle de catalyseur pour combattre le réchauffement climatique ? Comment faciliteront-elles le financement du déploiement des sources d’énergies renouvelables ? Quelles opportunités d’investissement peuvent en découler, en particulier sur les chaînes de valeur des secteurs de l’éolien, du solaire, de l’hydrogène ? Quelles conséquences de ces politiques sur la rétention des chaînes d’approvisionnement et la compétitivité des entreprises européennes ?
Dans un article dédié, Jean-Pierre Dmirdjian, Analyste Senior ESG et Impact - Énergie et Environnement, et Christine Tricaud, Gérante de portefeuille, explorent ces sujets de préoccupation pour les investisseurs.
En bref
- Les politiques publiques définies de part et d’autre de l’Atlantique visent notamment à accroître les capacités locales de production d’énergie bas-carbone et de technologies afférentes, favorisant ainsi les investissements dans ces filières et la souveraineté énergétique
- L’analyse de Mirova indique que la réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES) visée d’ici 2030 par les États-Unis est plus ambitieuse qu’en Europe. Toutefois, L’inflation réduction Act (IRA) seul ne suffira vraisemblablement pas à tenir l’engagement états-unien.
- En Europe, si l’objectif de capacité installée annoncé pour l’éolien paraît difficilement atteignable, les avancées technologiques pourraient permettre de compenser ce retard, et de tenir le cap intermédiaire de réduction de Gaz à Effet de Serre (GES).
- Les stratégies actions Mirova Europe Environmental Equity* et Mirova Climate Solutions Equity**, qui ont notamment vocation à accompagner la croissance des acteurs engagés dans le développement de sources de production d’énergie décarbonées, devraient bénéficier des opportunités d’investissements ainsi révélées.